Jean Vanier, Une vie consacrée aux autres




Jean Vanier est parti après une vie bien remplie, totalement consacrée aux plus fragiles. Toute son existence, son intelligence, sa sensibilité, sa créativité, son énergie et sa tendresse, il les a mises aux services des plus fragiles considérant que « la fragilité nous révèle à nous-mêmes ».


L’Arche qu’il a fondé en 1964 et qui a ensuite essaimé dans 64 pays du monde, est un lieu de vie, lieu de communauté, lieu de la rencontre, lieu du pardon, lieu de l’espoir, lieu de la joie partagée.

Jean Vanier était très proche d’ATD Quart Monde et du père Joseph Wresinski, et avait écrit dans la Revue Quart Monde n° 173 du 1er trimestre 2000 « Entre violence et confiance » : «Nous avons sans doute, personnes engagées à ATD Quart Monde et à l’Arche, un point commun : cette reconnaissance que nous sommes changés, transformés, par notre rencontre avec celui qui est exclu, marginal. ll nous révèle des éléments essentiels sur lui-même, mais aussi sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure. La marginalité nous montre l’oppression de nos sociétés de plus en plus basées sur la compétition et la performance. Les plus faibles en sont de plus en plus exclus. » 

Il pensait que la société se mesurait à la place qu’elle réserve aux plus fragiles. Son engagement total l’avait conduit à écrire plus de 40 ouvrages dans lesquels il exprimait cette flamme et sa tendresse.

Il nous laisse le témoignage et l'héritage du «sacrement de la tendresse» : « Nous sommes tous appelés à faire non pas des choses extraordinaires mais des choses très ordinaires, avec un amour extraordinaire qui jaillit du Cœur de Dieu (…) L’amour est communion, communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Ce ne sont pas les actions héroïques qui construisent la communauté, c’est l’amour manifesté dans les petites choses de la vie quotidienne ».







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